Histoire et patrimoine

La commune du Tallud fait partie d'un territoire labellisé Pays d'art et d'histoire; Elle jouxte l'agglomération de Parthenay, dont l'origine remonte à l'an 1012 et tous les ingrédients sont là pour vous plonger dans l'histoire…

Justement, un peu d'histoire :
le nom du Tallud vient du gaulois Talo, qui signifie front construit sur une pente, et du latin talutium, forte inclinaison de terrain.
Le bourg est effectivement construit sur une hauteur qui descend en pente douce jusqu'au Thouet.
Le Tallud dépendait autrefois de l'abbaye puis de l'évêché de Luçon, qui, jusqu'à la Révolution, en nomma le curé. Le dernier prêtre résident est parti en 1993.

L'église Saint-Saturnin

Très peu modifiée depuis le XIIeme siècle, l'église paroissiale Saint-Saturnin s'inscrit dans le style des édifices romans en Gâtine. De plan allongé, elle se compose d'un chœur à chevet plat, éclairé par une grande baie gothique, et d'une nef unique. L'ensemble est voûté d'un berceau brisé à l'exception de la travée sous clocher, couverte d'une coupole sur trompes. Cette dernière supporte un clocher octogonal qui rappelle ceux de Parthenay-le-Vieux, Secondigny, Fenioux ou Allonne. Le portail occidental est protégé par un porche "ballet", reconstruit au milieu du XIXeme siècle. À cette époque, l'église fait l'objet d'aménagements mineurs : réfection de la voûte, agrandissement de la baie du chœur et percement de la rosace.

Offices religieux

Une messe par mois un dimanche à 9h, dates disponibles dans la revue '"Chemin faisant" disponible dans les églises...

Chant Grégorien

Autres curiosités sur la commune

Des noms de rues au Tallud qui vous font voyager dans l'histoire de la commune

  • Rue et route d'Allonne : Elle partent du centre-bourg et franchit le Thouet sur un pont de pierre d'où l'on apperçoit le château de la Péchellerie, bâti à flanc de coteau à la fin du XVe siècle, et qui est une propriété privée (photo du haut de page)
  • Avenue et impasse de la Vernière :  Elles conduisent au plan d'eau, à la salle socioculturelle et à la salle des "4 saisons", ex "buvette Empince"
    Le hameau de la Vernière est mentionné en 1610, et l'on y trouvait un moulin à foulon qui appartenait au seigneur de la Péchellerie. Ce moulin était également nommé moulin d'Empince (moulin «Dampoinse» également nommé La Varnière en 1758). Le lotissement de la Vernière date de 1984.
  • Rue et chemin de Boisseau : Cette rue  s'éloigne du Thouet pour longer le Petit Boisseau et continue dans la campagne vers le hameau du Boisseau, mentionné dès 1450. Un boisseau est une ancienne mesure de capacité pour les grains (environ un décalitre)
  • Rue Emile Bruneteau : Située non loin de l'église Saint-Saturnin, elle honore le chanoine Bruneteau (1879-1941), qui fut curé du Tallud de 1923 à 1935. Il enseigna la philosophie au noviciat de Monsoult (Oise) et à l'oratoire de Paris.
  • Rue et impasse du Colombier : Partant de la rue de l'Atlantique, cette voie relie au bourg le quartier de Bois Vert. Son nom fait référence à l'ancien moulin du Colombier qui appartenait au prieuré de Parthenay-le-Vieux. Mentionné au XVIIIe siècle, il comportait en 1784 deux roues et deux meules pour broyer le seigle et il cessa de fonctionner vers 1880.
  • Rue du Rézard : Si l'on ignore la réelle signification du mot Rézard, on connait l'existence du pont du Rairart en 1427, et du moulin de Rayzard (1584). Le Rézard est aussi le nom du ruisseau qui rejoint la Viette à cet endroit.

D'après le "Dictionnaire des noms de rue de Parthenay, Châtillon S/Thouet & Le Tallud (Geste éditions), édité par la Société Historique de Parthenay et du Pays de Gâtine.

 La Péchellerie

  • La Péchellerie est le château du Tallud. Mentionné pour la première fois à la fin du XVe siècle, ce château bâti autour d'une cour carrée était flanqué de quatre tours en poivrière. Les deux tours qui subsistent ont été tronquées en 1929.
  • Le premier seigneur était Guillaume Pain (1488-1502), seigneur de Chauray et de la Péchellerie, lieutenant du Bailli de Gâtine . Le château a ensuite appartenu à Louis de Linax, puis à Pierre de Meulles (1619) , qui a vendu le domaine à Jacques Pineau (1681-1723), écuyer, seigneur de Viennay, conseilller au parlement de Paris, seigneur de la Trébesse, où était la chapelle de la Peschellerie. Cette famille a conservé le domaine jusque dans la première moitié du XIXe siècle. En 1854, le château et les terres étaient la propriété de Constance de Rochemore...

 

 

La curieuse maladie de la région du Tallud en 1763

  • Cette maladie, d'après les documents du temps, atteignait le bétail. Venant du Tallud, elle parait avoir gagné la région le Limoges, et quelques paroisses de Poitiers et de Confolens. Seules les bêtes à cornes étaient touchées. Toutes ne mourraient pas, mais toutes étaient frappées.
  • Voiçi le signalement du mal : "on le reconnaissait par des cicatrices, coupures, tumeurs, bouffles, boutons  ou bouffoles qui paraissent au-dessus et au-dessous de la langue, à deux pouces du gosier".
  • Après les symptômes, il fallaitracler avec une cuillère ou une pièce d'argent la partie malade ou cicatrice de la langue jusqu'à ce que le sang en sorte et que le poil soit tombé. Il fallait ensuite prendre du vinaigre, le plus fort qu'on puisse trouver, y mêler du sel, du poivre, avec beaucoup d'ail et de la poirée bien pilée. On frottait avec ce mélange la partie malade, de même toute la langue qu'on lavait ensuite avec une cuillère de vinaigre. On pansait la langue des bestiaux deux fois par jour  jusqu'à guérison complète ...

 

 

 

Deux ponts anciens en pierre

  • le pont de la route d'Allonne
  • Le pont de Parthenay-le-Vieux  à la frontière de la commune en direction de Pathenay, près du plan d'eau et du camping municipal 

 

 

 

À proximité de la commune dans un rayon de quelques kilomètres

Le lavoir de Parthenay-le-Vieux

Longtemps la lessive s'est faite au bord de la rivière sur une pierre inclinée ou une simple planche et sans abri.

A la fin du XVIIIe siècle un besoin d'hygiène croissant se fait sentir en réaction àla pollution industrielle et aux épidémies, et entraîne les premières constructions de lavoirs. Cela s'accentue avec la loi du 3 Février 1851 qui vote un crédit spécial pour subventionner à hauteur de 30 % la construction des lavoirs. Certains confèrent au lavoir l’allure d’un petit temple où s’incarne la part des lavandières elles-mêmes dont la tâche répétitive et souvent épuisante se trouve valorisée, presque sacralisée, par un édifice remarquable.
Témoins des grands et petits moments de nos villages, les lavoirs évoquent le souvenir d'une époque révolue et rappellent le dur labeur de nos grands-mères. Le lavoir était un lieu éminemment social dans chaque village. C'était l'endroit où les femmes se retrouvaient une fois par semaine ou plus et où l'on échangeait toutes les dernières nouvelles du village voire de la région.

L'eglise Saint-Pierre de Parthenay-le-Vieux

C'est un édifice homogène, très peu altéré par les siècles. Sa façade présente un décor sculpté riche, comportant notamment au rez-de-chaussée, la représentation d'un cavalier qui foule un personnage à terre et la lutte de Samson contrele lion.

Les barrières gâtinaises

Les barrières et les clôtures, fabriquées en châtaignier, sont des éléments incontournables de la Gâtine poitevine.

Leur fabrication se transmettait oralement entre génération. Ces barrières, qui ferment les champs et évitent la divagation des animaux, sont encore bien visibles dans le paysage gâtinais. Certaines ont 25 ans et sont encore bien conservées.

Poitou roman : Nord DEUX-SEVRES

Dans un rayon de 20 kilomètres autour du Tallud, partez à la découverte de pas moins d'une trentaine d'édifices Romans du bocage, de la Gâtine et du Pays Thoursais.

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