FilAMA, le fil des Assistants Maternels Agréés

Le fil des Assistants Maternels Agréés de Parthenay-Gâtine.

Pendant cette période de suspension des matinées d'éveil des "p'tites bouilles", nous vous invitons à découvrir le FilAMA (Assistant Maternel Agréé) imaginé pour vous.

Et si le lien entre nous ne tenait qu'à un fil ce serait celui-là : Le FilAMA.

Vos responsables du Relais Enfance

Actualités du relais enfance

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Coup de cœur

Les enfants accompagnés de leur assistantes maternelles ont testé et approuvé les Toopi géantes lors des matinées d'éveil proposées par le relais petite enfance.

De sa naissance à ses premiers pas, le bébé chemine à son rythme. Pour l’accompagner au quotidien, l’adulte doit savoir occuper une juste place.

Cet ouvrage très illustré présente des jeux et des astuces pour se tenir au plus près des capacités de l’enfant à chaque étape de son développement psychomoteur.

Cet ouvrage est empreintable au relais enfance, n'hésitez pas à la demander à votre responsable de relais.

P'tites créas

En me baladant sur internet ,je voulais un tableau  pour toucher, attraper,tenir,tourner,manipuler des objets...
Pour ma part j'ai souhaité construire le mien avec toutes ces choses de la maison qui fascinent nos enfants .
Même des choses qui leur sont interdit de toucher,habituellement, dangereux pour eux ...
Très simple à fabriquer ,personnalisable a souhait : Couleurs ,objets...
Jeu d'éveil :très bon pour la motricité fine
Développer l'apprentissage ,occupe très bien vos enfants petits et plus grands .
Mon mari me la fait sur chevalet ..
Depuis que je l'ai il est à portée de mains ..cest super
Même avec beaucoup d'imagination le tableau ne sera pas forcément en harmonie avec mon intérieur
Je ne regrette pas ....ce beau tableau je suis fière de moi

Delphine GAUTRAULT (assistante maternelle agréé de Thenezay)

Parlons pros

                                                                                                                              LES V.E.O.

                                                                                                 VIOLENCES EDUCATIVES ORDINAIRES

Aborder le thème des Violences Educatives Ordinaires ou des douces violences, c’est faire le choix de parler d’un thème afin de mieux le comprendre et l’appréhender. C’est aussi mettre en avant la loi n° 2019-721 relative à l’interdiction des violences ordinaires dite « anti-fessée » qui a été promulguée le 10 juillet 2019. Cette loi permet à la France de se mettre en adéquation avec la Convention internationale des droits de l’enfant ratifiée en 1990. Le texte est simple et ajoute un alinéa à l’article 371-1 du Code civil relatif à l’autorité parentale : « L’autorité parentale s’exerce sans violences physiques ou psychologiques » . La loi introduit également la prévention des violences éducatives ordinaires dans le Code de l’action sociale et des familles (article L 421-14), en imposant une obligation de formation à tout Assistant(e) Maternel(le) Agréé(e). En effet, une initiation aux gestes de secourisme, à la prévention des violences éducatives ordinaires ainsi qu’aux spécificités de l’organisation de l’accueil collectif des mineurs est obligatoire pour exercer la profession d’Assistant(e) Maternel(le) Agréé(e). Le législateur a donc voulu, non seulement, viser dans cette loi l’entourage familial mais aussi les professionnels de l’accueil du tout-petit afin de bannir les châtiments corporels sur les enfants.

Monsieur Olivier MAUREL de l’association OVEO a créé et défini ce terme pour désigner toutes les violences qu’elles soient d’ordre physique ou d’ordre verbal. On les dit « ordinaires » car elles ont été acceptées tacitement dans notre société. On les voyait comme le seul moyen unique de redresser les comportements jugés « déviants ». Les VEO peuvent représenter des paroles blessantes, humiliantes ou des gestes violents que parents ou tout adulte responsable d’un enfant commettent sans en avoir conscience en général, dans des situations où leurs nerfs sont mis à rude épreuve. Ce sont souvent des violences que ces mêmes adultes ont vécu dans leur enfance ou des modèles éducatifs qui sont devenues « d’unebanalité » pour eux, qui se sont infiltrées dans les mœurs jusqu’à les reproduire sur leurs propres enfants ou les enfants dont ils prennent soin.

Catherine GUEGUEN, pédiatre formée à l’haptonomie et à la Communication Non Violente (CNV), a rendu accessible les dernières découvertes des neurosciences affectives et sociales sur le jeune enfant et le développement de son cerveau. Elle explique que lorsque l’enfant subit des humiliations verbales et physiques, cela engendre chez lui une augmentation du taux de cortisol qui va abîmer profondément son cerveau par les neurones, la connexion entre les neurones, l’expression de certains gènes, les structures cérébrales elles-mêmes, les circuits neuronaux. Ce qui aura un effet direct sur les capacités de mémorisation et d’apprentissage des enfants : l’hippocampe étant impacté.

A la lecture de ces quelques lignes, on comprend bien que cette thématique est sensible et pour autant fondamental car un enfant a besoin d’amour et de respect pour se construire et grandir sereinement. Nous avons tous dans notre entourage des personnes qui disent « j’ai reçu des coups et je n’en suis pas mort, ça m’a appris la vie » pour autant et bizarrement on entend moins : « j’ai reçu des coups et j’ai confiance en moi et me sens complètement épanouie dans ma vie ». Comme l’a défini monsieur John Bowlby dans sa théorie de l’attachement, le tout-petit et plus généralement l’enfant a besoin pour se développer normalement, sur le plan affectif et social, de former une relation affective privilégiée avec au moins un donneur de soins : appelé figurine d'attachement principale. Nous adultes, sommes des référents pour les enfants, des modèles à imiter. On sait aujourd’hui que l’humiliation entre autre n’aide pas un enfant à grandir. Comme l’a dit Arnaud Deroo, thérapeute et consultant en éducation, lors d’une de ses conférences sur la bienveillance éducative : « on n’a jamais vu un jardinier marcher sur ses fleurs pour les faire pousser ! ». Prendre conscience de ses actes et de ses paroles est important et peut être un point de départ pour réfléchir et changer. En tant que jardinière d’enfants (ancien nom donné aux éducatrices de jeunes enfants jusqu’en 1974) ce petit article est juste là pour semer des graines de sens a qui me lira…

                                                                                                                                                                                                             Virginie Renaud

                                                                                                                                                                                                            Educatrice de jeunes Enfants

                                                                                                                                                                                                             Responsable et Animatrice RE CCPG

 

Voici un texte écrit par Coralie, stagiaire Educatrice de Jeunes Enfants, 2ème année, que nous avons pu accueillir dans notre service, de février à mai dernier. Elle vous propose ici, non sans humour, de nous interroger sur nos représentations.

Bonne lecture à vous,

L’équipe du Relais Enfance.

                        « Moi quand je serais grande, je serais camionneur ! »

 

Qui n’a jamais entendu : « Oh, les garçons ça s’attachent pas les cheveux »

« Laisse-moi faire, t’es une fille, t’as pas assez de force ! »

« Sois courageux, les garçons ça pleurent pas »

Mais, c’est vrai les filles doivent être jolies et gentilles alors que les garçons doivent être forts et courageux ! Mais oui, les garçons ne jouent qu’avec des camions alors que les filles ne jouent qu’avec des poupons !

 

Vous l’aurez compris, je pousse le bouchon un peu trop loin volontairement et pour nous faire sourire, pour nous inviter à nous questionner sur la notion du genre.

Et oui, voilà un thème très actuel qui peut faire débat.

 

En tant qu’adulte (parents, professionnels...), que pouvons-nous faire face à cette question du genre ?

Nous sommes constamment invités à nous remettre en question sur ce qu’on donne à voir et ce qu’on propose aux enfants. Dans la vie de l’enfant, un jeu reste un jeu pour lui, qui lui permet d’explorer et de grandir, sans aucun apriori.

 

Voici quelques propositions à destination des enfants si vous voulez allez plus loin sur ce sujet :

 
Exemples de livres non genrés :

- « Le choix de Koki » de Félix Rousseau avec la contribution de classe gagnante du Concours Lire Égaux : « Sur la planète Dragona, chaque dragon naît soit bleu, soit rose, et se comporte selon sa couleur. C’est comme ça depuis toujours. Le jeune Koki, lui, n’est pas d’accord : il voudrait pouvoir faire ce qui le rend heureux, qu’importe sa couleur ! »

- Les filles peuvent le faire...aussi / Les garçons peuvent le faire...aussi ! De Sophie Gourion et Isabelle Maroger : « Un album double-face, avec deux couvertures, et deux histoires (un côté filles, un côté garçons), pour bousculer les clichés avec humour et poésie, et inviter l’enfant à être qui il veut vraiment ! »

 

Exemples de jeux non genrés :

- Les jeux de cartes : le mémo de l’égalité de la marque TOPLA qui existe sur plusieurs thèmes (métiers, émotions.,…)

- Les poupées : Barbie et Ken. Oui, Barbie n’est pas forcément qu’une princesse, elle peut être aussi astronaute, pompier ou encore chef de cuisine. Quant à Ken, il participe aux tâches ménagères et peut être aussi vétérinaire.